12/03/2026 // Retour en vitesse
Après plus de quatre ans, j’ai donc remis les grands ski (2m10 pour la descente et 2m08 pour le super-G). Si les résultats ont bien évidemment été plutôt mitigés dans ces deux disciplines que j’avais dû laisser de côté en raison de ma blessure, les sensations en tout cas ont été pleinement revigorantes.
En vitesse, les possibilités de s’entraîner sont rares car il faut nécessairement fermer des pistes entières et avoir sur chaque secteur des entraîneurs assurant la sécurité. Les stations prêtes à sacrifier une piste pour que les équipes s’entraînent ne sont pas très nombreuses.
Après trois jours d’entraînement éparpillés entre novembre et janvier, je me suis rendue à Pila. Et là, ce ne fut que du bonheur, avec une première partie qui fait office d’aire de lancement grâce à ses grandes courbes, une deuxième qui propose des mouvements de terrain, le tout procurant des sensations incroyables qui m’ont rappelé pourquoi j’aime tant le ski. Quant à la troisième partie – une trentaine de secondes de plat – elle m’a en revanche semblé bien moins sympathique : avec mes 50 kilos tout mouillé, j’avais l’impression de perdre des dixièmes à chaque mètre. Et ce n’était pas qu’une impression !
Scénario similaire à Zinal, où le début de la piste est intéressant, mais suivi par un plat d’une trentaine de secondes.
Puis, il y a eu Davos. Je sortais d’une grosse maladie, et je n’étais pas forcément à 100%. La preuve ? Un intérieur à la poussée, deux mètres après le portillon. C’est un peu comme enfourcher la première porte d’un slalom, ça n’arrive qu’une fois dans une vie. Moi, j’ai directement coché la case « s’étaler au départ »…
Mais comme j’aime le dire, le ski ne se résumera jamais à des résultats, à des points ou à un classement mondial. Le ski, c’est avant tout les rencontres, les émotions fortes, la découverte de nouvelles stations, le dépassement de soi et le plaisir de la glisse.
En février, je suis retournée enseigner le ski, car la compétition coûte cher. J’ai donc à nouveau enfilé mes chaussures de randonnée et des skis légers pour principalement passer du chasse-neige au ski parallèle sur le secteur débutants.
En fin de journée, pendant deux heures, j’étais chargée du Club Piou Piou (pour ceux qui ont lu mon dernier article, cela équivaut à 8 ou 10 Maël). Gros moment de solitude le premier jour : à trois ans, on tient à peine debout, on veut papa maman, et il en suffit d’un qui se mette à pleurer pour que tout le monde en fasse autant. Heureusement, chaque jour qui passait, ça pleurait un peu moins. Mais à la fin, je ne vais pas vous mentir, je n’ai éprouvé aucune nostalgie en me disant que je ne les reverrai plus...