23/03/2026 // Le coup (du sort) que j’aurais préféré éviter
Ce blog n’est pas tout à fait celui que j’espérais écrire pour cette fin de saison. Malheureusement, je me suis blessée et ma saison s’est donc terminée un peu plus vite que prévu…
Je me suis blessée en descente à Megève (France) début mars. Je ne suis même pas tombée : il a suffi d’un atterrissage très dur après un saut pour que mon genou prenne un gros coup et que je me fracture le cartilage.
J’ai directement senti la douleur, mais j’ai continué la course. Après le saut, j’ai réfléchi à ce qui me restait à faire sur la jambe droite, parce que j’avais quand même bien mal et je ne savais pas trop si je voulais m’arrêter ou non. Il me restait « seulement » deux virages un peu compliqués sur cet appui, donc je me suis dit que j’allais y arriver et que je n’allais pas m’arrêter sur le plat. Une fois à l’arrivée, j’avais quand même très mal. En plus, la course a été plusieurs fois interrompue à cause de chutes et elle a même été annulée après le dossard 13. À ce moment-là, j’étais en tête, donc cette décision n’a pas été facile à accepter. Non seulement j’avais serré les dents pour finir la course, mais en plus, malgré cela, elle a finalement été annulée…
Pour le lendemain, ils ont alors décidé de faire l’épreuve en deux manches et de partir plus bas pour éviter les chutes. Mais c’est à ce moment-là que j’ai commencé à me poser des questions : comment suis-je censée faire deux manches demain alors que j’ai si mal ce soir ? J’étais dans l’inconnue, mais j’ai tout essayé pour me réveiller en allant mieux. Physio, antidouleurs, étirements… vraiment tout. Le lendemain, j’ai fait une piste en libre, mais c’était impossible de skier, je n’ai donc pas pris le départ. C’est le moral dans les chaussettes que je suis repartie de Megève.
Ensuite, je devais partir pour Sarntal (Italie). Et je n’avais pas le temps d’aller faire un contrôle avant le départ. Mon genou avait enflé et j’avais toujours mal. Mais avec un genou comme le mien, cela ne veut pas forcément dire qu’il y a un problème. Je voulais quand même essayer de participer à ces courses. Lors de l’entraînement officiel de descente, comme à Megève, j’ai essayé de faire une piste en libre, mais mes sensations avaient empiré. Je n’ai donc pas pris le départ. À ce moment-là, j’ai commencé à me dire qu’il y avait un problème et j’avais un mauvais sentiment.
Je suis donc rentrée du Tyrol du Sud pour voir le médecin et passer une IRM. Je m’étais préparée au pire, pensant que les ligaments étaient touchés. Ça m’a soulagée quand il m’a dit qu’ils étaient en ordre. Cependant, il m’a annoncé que j’avais une fracture du cartilage. Je ne savais pas vraiment ce que cela impliquait mais d’après lui, c’est aussi quelque chose de sérieux.
Dans tous les cas, ma saison est terminée et mon monde s’effondre une fois de plus.
Dans mon malheur, je ne dois finalement pas subir d’opération, car le fragment est trop petit. Je dois rester très prudente pendant 2 à 3 semaines pour qu’il ne se déplace pas, et donc continuer à marcher avec des béquilles. Du coup, je ne fais pas grand-chose ces jours-ci : un peu de physio et du renforcement du haut du corps, en attendant que le genou se remette. J’ai digéré le premier choc et je m’en remets gentiment. La priorité maintenant, c’est que cette fracture se consolide correctement afin de retrouver un quotidien normal et sans douleur. Ensuite, on pourra reconstruire le reste.
C’est un nouveau challenge et je ne sais pas encore exactement ce que l’avenir me réserve. Donc je prends les choses au jour le jour pour le moment.