28/02/2026 // Toujours à la recherche du déclic
Ce mois de février a été tout aussi compliqué que le début de saison, alors j’avoue que j’ai de la peine à trouver les mots pour décrire ces dernières semaines…
Le ski est là, tout le monde arrive à la même conclusion. Du coup, c’est d’autant plus frustrant que les résultats ne suivent pas. À l’entraînement, je fais du super ski et je suis rapide, mais je n’arrive pas à le mettre en place en course sur une manche complète. Je crois qu’avec un dossard, il me manque le « relâchement » que j‘ai à l’entraînement. Je me prends trop la tête pendant une course, parce que je sais que c‘est maintenant que je dois faire le résultat. Étant donné que depuis le début de la saison, je n‘ai pas encore fait les résultats qu‘il faut pour la suite, ça ne me facilite pas vraiment la chose.
Deux moments spéciaux ont néanmoins donné une note un peu plus positive à ce mois de février :
Premièrement, je suis retournée à Engelberg (Obwald) sur la piste où j’ai eu mon gros accident il y a 3 ans. Je n‘y étais plus retournée depuis, alors c’était un moment spécial avec pas mal d’émotions. Même si ça n’a pas été facile-facile, je suis très fière d’avoir réussi à le faire. J’ai pris part à deux courses de géant et je suis très heureuse d’être arrivée en bas des quatre manches. Entre la première et la quatrième manche, j’ai bien progressé et je me sentais de plus en plus à l’aise… si je peux dire ça comme ça. Ça reste une piste que je ne porte pas forcément dans mon cœur, mais je suis fière et heureuse d’y être retournée. Maintenant la boucle est bouclée.
Deuxièmement, pour me changer un peu les idées, j’ai pris le départ de deux courses de slalom à Sörenberg (Lucerne) durant le mois de février. Avec seulement 5 jours d’entraînement de slalom depuis cet été, l’objectif n’était pas le résultat mais juste le fun. Et c’était réussi… J‘ai eu beaucoup de plaisir, même s’il pleuvait tout ce qu’il pouvait le premier jour. Finalement, les résultats étaient plutôt pas mal. Comme quoi, sans pression, beaucoup de relâchement et du plaisir, les choses se font toutes seules. C‘est cette « mentalité » que je dois trouver en géant et en vitesse.
Je veux maintenant profiter un maximum de cette fin de saison, avec encore pas mal de courses et j’espère pouvoir changer ma manière d’approcher celles-ci pour enfin pouvoir montrer mon ski pleinement. Et je pars avec ce premier avantage… de m’en réjouir !